Aider un enfant de 2 ans à devenir autonome

Nous ne rendons pas un enfant autonome… nous le laissons le devenir ! Naturellement, autour de 2-3 ans, l’enfant veut faire les choses seul. Notre rôle de parents consiste à ne pas entraver cet élan spontané.

Comment aider un enfant de 2 ans à devenir autonome ?

 

Un enfant autonome dans les tâches quotidiennes

Cela passe par des petits gestes au quotidien :

  • Le laisser monter seul sur sa chaise pour manger
  • Le laisser grimper seul dans son siège auto dans la voiture
  • Le laisser éplucher sa banane
  • Le laisser débarrasser son assiette
  • Le laisser se servir lui-même dans le frigo : ouvrir la porte, prendre l’aliment, fermer la porte, et enfin apporter l’aliment sur la table.

Attention, précisons ici que l’autonome émane de l’enfant et non de l’adulte : je laisse faire mon enfant mais je ne l’y force jamais. L’idée c’est de le laisser entreprendre ce qu’il a envie d’entreprendre. Ce n’est pas nous, parents, qui décidons ce qu’il doit savoir faire seul. C’est notre enfant qui doit en avoir la volonté. Faisons-lui confiance.

 

Encourager l’enfant à être autonome

Toutefois, nous pouvons l’encourager à essayer de faire seul, sans le lui imposer.

Par exemple :

  • « Tu veux mettre les chaussures rouges ou vertes ? C’est toi qui les mets tout seul ? »

S’il ne le fait pas, nous pouvons lui dire :

  • « On peut le faire ensemble si tu veux ? Toi tu enfiles la droite, et moi, la gauche ? »

S’il ne veut toujours pas, alors nous pouvons ajouter :

  • « Regarde, je te montre comment je fais pour que tu puisses le faire la prochaine fois si tu en as envie »

 

Ce n’est absolument pas grave s’il ne veut pas le faire seul. La volonté de le faire seul viendra un jour. Continuons simplement à l’y encourager. Sans pression. Sans attentes.

 

Ne pas faire à la place de l’enfant

Nous avons souvent tendance à faire les choses à la place de l’enfant, à la fois pour aller vite et pour que ce soit bien fait (ou du moins, fait à notre façon). Essayons néanmoins de freiner nos réflexes et de prendre l’habitude de le laisser faire.

Quand notre enfant ne parvient pas à faire quelque chose (monter sur une chaise par exemple), nous ne devons pas le prendre sous les bras pour l’asseoir sur la chaise… sauf s’il demande explicitement notre aide… Et, même dans ce cas, l’aider ce n’est pas faire à sa place !

L’aider c’est :

  • soit donner un petit coup de main (par exemple au lieu de le prendre dans nos bras pour l’asseoir, on place juste une main dans son dos)
  • soit l’encourager avec un mot ou un regard. Parfois Léo me regarde un peu agacée et frustrée de ne pas y arriver, alors je lui dis « Vas y, réessaye ». Alors il ressaye. Il persiste. Soit il y arrive, et tant mieux. Soit il n’y arrive toujours pas et dans ce cas, je lui donne un petit coup de main.

 

Ne pas féliciter notre enfant

Il est inutile de féliciter lorsqu’il fait quelque chose seul. En effet, il le fait pour lui, et non pour nous faire plaisir !

Je ne dis rien à mon fils. Ou bien, je peux décris simplement son action, sans jugement de valeur, sans appréciation : « Voilà, tu as jeté la banane dans la poubelle ».

Je t’invite à regarder l’une de mes vidéos sur la différence encourager et féliciter/complimenter notre enfant.

 

Cyrielle

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Cyrielle d'Horizons famille

A la naissance de mon fils en 2015, je découvre la pédagogie Montessori et son monde de bienveillance. Déclic ! Je suis convaincue des bienfaits de l'approche Montessori, de l’éducation positive et​ du maternage proximal. Ici, je partage avec toi mon expérience de maman et mes connaissances (diplômée par l'AMI - Association Montessori Internationale).

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